TUTTA LA MALINCONIA DEL MONDO

En février, j’ai traversé la Mauritanie. De village en village, avec le sable comme toile de fond constante, j’ai éprouvé le besoin de collecter en images tout ce qui gisait au sol. Ces objets sont des symboles abandonnés de l’accélération brutale du consumérisme, ainsi que les traces irréversibles qu’il inscrit dans le paysage.

L’abandon de ces objets, aussi en plein désert, a déclenché en moi une mélancolie profonde. L’empreinte d’un pas humain est devenue le point de départ de ce récit, bientôt accompagné d’un texte écrit par un scientifique.