De Dakhla à Nouadhibou, série née d’un voyage initiatique, entre océan et désert, entre la dernière ville du sud marocain, Dakhla, et la première grande cité côtière de Mauritanie, Nouadhibou. Une route longue de 400 kilomètres, parcourue à bord d’une vieille Mercedes, dans le silence complice d’un conducteur touareg, l’un de ces « hommes bleus » et d’un ami écrivain embarqué dans l’aventure. Peu de mots, peu de gestes : juste le sable, le ciel et des éclats d’océan. En longeant les côtes, en explorant les ports minuscules autant que les grands quais, j’ai découvert des atmosphères et des lieux aussi divers qu’envoûtants, où les contrastes semblaient se fondre dans l’étrange harmonie du quotidien. Ces lieux de pêche sont, depuis des années, le théâtre d’affrontements économiques où la rudesse du désert dialogue généreusement avec l’océan, mêlant survie locale et économie globale. Souvent invisibles, ici les pêcheurs se révèlent être les acteurs essentiels du grand marché mondial du poisson.







